Ce blog est destiné à la célébration de Colette Nys- Mazure
J'ai approché pour la première fois l'œuvre de Colette Nys- Mazure, il y a déjà une année. La rencontre a été à travers la " Célébration du Quotidien". Un ami en France qui m'est beaucoup cher, m'a fait cadeau de cet essai il y a quelques années. Je l'ai rangé dans ma bibliothèque qui regorge de livres, sans jamais avoir le temps de le lire. J'ai été tellement pris par la préparation de ma thèse du Doctorat en droit. Et, un jour j'étais à la recherche d'un livre dont les caractères sont clairs et les lignes espacées, pour pouvoir m'exercer à la prononciation de la langue française. Je suis au fait marocain. Le livre qui a répondu à mon besoin était bien : " Célébration du Quotidien". J'ai entamé sa lecture à haute voix. Mais en parcourant les premiers passages, j'ai été émerveillé devant la richesse des messages véhiculés par cet essai et des vertus de la Célébration qu'il prônait. Et, ma voix s'est adoucie. C'était intime, son contenu me captivait et me parlait, et j'ai poursuivi la lecture silencieusement. C'était un moment solennel.
La lecture de cet essai s'est muée en une sorte de prosternation devant des mots plus subtils, des représentations plus envoûtantes, des sagesses synthétisant une vie et propulsant les socles d'un changement des cadres habituels, sclérosés, enfermés. C'est un bouleversement des évidences, des préjugés déterminant nos agissements et réactions. C'est un soulèvement contre toutes les formes et manifestations de léthargie, de déperdition qui envahissent notre quotidien ordinaire et routinier. Cet essai institue au fait l'ébauche d'une liberté salvatrice. Continuer donc sa lecture à haute voix aurait été une violation de cette jubilation intime qui se tramait aux tréfonds ténébreux de mon âme. La clarté de la lumière aurait terni et troublé toute possibilité de jouissance et de sublimation. Ça aurait été une profanation et une désacralisation du Temple prédit et façonné tout au long des pages formant cet essai. Enchanté, j'ai fait part, par courriel, de mes impressions à Colette Nys- Mazure et à ma surprise, elle m'a répondu. C'était le comble du bonheur. (A Suivre)