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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 16:00


L'écriture est un métier noble. Elle incarne la mémoire de toute une société. C'est son miroir. Elle n'est pas étrangère aux soucis, aux espoirs de la collectivité. C'est un acte individuel, mais elle se ressource  dans la conscience collective. L'écrivain est libre de concevoir, de procéder, d'approcher, mais sa pensée, ses réflexions  s'inspirent de la vie environnante, grouillante d'événements et d'essoufflements. L'écrivain donne forme aux préoccupations des gens, prévoit les évolutions, refaçonne l'habituel.


L'écriture est une projection d'une réalité meilleure, d'un cadre de vie plus attrayant. C'est une incitation à la vie, à l'amour, à la tolérance. C'est un assemblement des démembrements, des déchirures, des dispersions. L'écrivain est un artisan puisqu'il se sert lui aussi de certains matériaux indispensables à l'acte d'écrire : Langues, styles, tournures, expressions…, mais ce qui le distingue des autres artisans c'est sa prévoyance, sa prophétie, sa synthèse, ses projections.


 L'écrivain œuvre pour la construction d'un cadre conceptuel, esthétique qui servirait à rendre notre quotidien plus accessible, plus vivable. Bref, l'écrivain c'est un porte parole d'une inconscience collective enfouie et composite. Seul l'écrivain peut nous livrer une nouvelle alchimie de la mouvance sociale.


Ingénier l'homogénéité,  le bonheur, la paix, la solidarité, est le propre de la mission assignée à notre alchimiste l'écrivain.

 

"La page n'est jamais blanche. Je me sers de ce que la vie fournit continuellement. Tout artiste, même le plus inventif, part de ce matériau- des éléments extraordinaires et des événements apparemment mineurs- pour le transfigurer; c'est la mise en valeur du plus infime par le geste même de l"écriture. Sauver de l'oubli, de l'insignifiant, pour donner forme, durée" (Colette Nys-Mazure, La liberté de l'amour, Conversation avec Christophe Henning, Ed° Desclée De Brouwer, 2005, page: 59)

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commentaires

M
Un page blanche n'est que le matériau sur lequel on s'épanche... Une manière sans doute de matérialiser les mots que se promènent dans ma tête... J'écris souvent ainsi, les mots allant et venant, jusqu'à ce qu'il me faille un morceau de papier pour coucher à l'encre ces phrases qui se bousculent... POur moi écrire est une liberté sans pareille... Et tout autour est pour moi source d'inspiration...
Mél

P.S. Merci pour votre visite... Votre blog est également une source d'enrichissement...
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S
Bon dimanche

Amitié le solitaire
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V
Merci pour ce blog que je découvre
Chaque instant, la Vie surgit et nous resurgissons dans la vie, La Vie est là ..à nous de la faire Vivre...quelle espérance !
Cordialement
Michel
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A
Vraiment de trés jolies textes écrit de chose et d'autre de la vie,tant de mots ou peut tous se glacer,se réchauffer dans les coeurs qui en lise lorsque qu'on en ressant les besoins ,moi j'aime beaucoups le dernier texte ou on ne voit jamais les pages blanches qui nous servent de la vie que l'ont nous donne continuellement Etc etc.......Bonne soiré et mercie de ses moment de si belle lecture à bientôt peut être sur mon blog ou je vous y invite avec un trés grand plaisir!
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N
L'écriture serait donc un idéalisme pour toi ?
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Présentation

  • : Célébration de Colette Nys-Mazure
  • : Ce blog est destiné à la célébration de Colette Nys- Mazure
  • Contact

Colette Nys-Mazure

Reconnaissance

En signe de reconnaissance pour l'œuvre de Colette Nys- Mazure et pour les effets bénéfiques qu'elle a eu sur ma conception de la vie, j'ai décidé après avoir eu son aval de créer ce modeste espace. Un espace où je pourrai vous faire part de mes émotions et réflexions. C'est à notre tour de célébrer Colette Nys- Mazure et de la couronner. Elle a tant célébré et revaloriser toutes les facettes de notre quotidien, pour que notre passage, d'ailleurs bref, sur cette terre ne soit pas banal et gratuit. Elle a pu surmonter ses propres handicaps, ses traumatismes, pour nous conduire vers une pureté initiale et nous nourrir, comme ses propres enfants, d'un souffle persévérant. Elle a eu le génie de contourner le spectre du mal, de la haine qui rôdait autour de sa vie d'enfant et a embrassé l'émerveillement, la marche vers l'illumination au lieu de sombrer dans les amertumes et les inquiétudes. Bref, le corollaire de la philosophie de Colette Nys-Mazure est la revanche sur un quotidien répugnant et inaccessible.

 

 

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